Nourreska

Maroc : Rien n’est encore réglé pour l’immobilier

Malgré le mouvement à la baisse du coût du crédit à la consommation

Baisse du coût de crédit ou pas, le secteur de l’immobilier ne voit pas encore le bout du tunnel.

Pour attirer plus de clients, la concurrence fait rage entre les banques et les sociétés de financement. Les banques sont même arrivées à faire baisser le coût moyen du crédit à la consommation à des niveaux de plus en plus bas: 6,60% pour le crédit à la consommation et surtout 5,09% pour les prêts destinés à l’immobilier. Les sociétés de financement ne sont pas arrivées à faire mieux, puisque leur taux moyen est plus élevé . Les crédits des sociétés de financement sont surtout destinés aux clients désireux de s’acheter une voiture. Au moment où les ménages sont choyés, les entreprises trinquent puisque le coût du crédit s’est renchéri. Ainsi, selon les données de Bank Al Maghrib, et sur la période de juillet à septembre 2017, le taux d’intérêt moyen des prêts à l’équipement est repassé au dessus de 5% plus exactement à 5,14%.

Crise durable

Il s’est même établi à 5,69% pour les crédits de trésorerie. Il est en hausse de 46 points de base par rapport au deuxième trimestre 2017. Avec de tels niveaux de taux, il est peu probable que les entreprises vont se précipiter pour investir. Les entreprises de l‘immobilier ne seront pas en reste, puisque la demande qui leur est adressée de la part des ménages ne semble pas redémarrer, et, ce malgré la baisse historique du coût du crédit immobilier.

Il semblerait que les banques ne s’arrêteraient pas au niveau actuel du taux d’intérêt moyen de 5% à destination de ceux qui veulent acquérir un logement.

Au rythme actuel, un appartement d’une valeur de 900 000 dhs acheté en 2012 grâce à un crédit bancaire sur 20 ans , coûterait 1,5 millions dhs, tandis que s’il était acheté au taux de crédit actuellement pratiqué, il ne coûterait, pour la même durée de 20 ans , à son acquéreur que la somme de 1,35 millions dhs. Un gain tres substentiel surtout par les temps qui courent. A constater que en  ce moment les catégories consomatrices de logement prêtes à acquérir un logement ne sont pas légion et se font de plus en plus rare.

Les membres de la classe moyenne  censées faire partie de ces catégories de population se sont tellement appauvris qu’il leur devient de plus en plus difficile de faire face à toutes les charges d’une vie devenue impossible. Cette plus grosse categorie sociale est en general surendettées et surtaxées par l’État et tendent a faire partie des couches défavorisées.

Mais, même si ce taux moyen de prêt à l’immobilier baisse davantage, pour se situer , par exemple aux alentours des 4%, il n’est pas certain, confirment certains professionnels, que les clients vont se précipiter vers les banques pour acheter des appartements à crédit.

Baisse du coût de crédit ou pas, le secteur de l’immobilier ne voit pas encore une issue à une crise qui dure. Au -delà des autres éléments explicatifs de cette crise du secteur, ce dernier reste , en plus, lombé par le flou et les imprécisions d’un système de taxation qui oscille entre barème de la conservation foncière et celui du fisc.


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